Éclats d’âmes
Du 3 octobre 2026 au 31 janvier 2027
Pour terminer l’année 2026, le Bonisson Art Center présente une exposition collective en partenariat avec la Galerie marie-robin où la géométrie s’éveille à la lumière.
L’art construit et l’art concret ne sont pas des abstractions froides ; ils sont l’architecture même de nos émotions sauvées du chaos. Dans cette exposition, la ligne droite ne se contente pas de diviser l’espace : elle l’oriente vers le cœur. Ici, la rigueur du plan devient un refuge pour la clarté. Chaque œuvre est un poème de formes pures, un agencement précis où la matière s’efface pour laisser place à l’essentiel. Les structures ne retiennent pas le regard, elles le libèrent. Et puis, il y a le miracle de la lumière. Elle ne vient pas simplement éclairer la toile ou la sculpture ; elle semble sourdre de l’œuvre elle-même. Les pigments captent le jour, les volumes découpent l’ombre, et de cet équilibre parfait naît une clarté intérieure. Ce que vous observez n’est plus une juxtaposition de formes géométriques, mais une vibration pure : un éclat d’âme suspendu dans le temps, une invitation à contempler l’ordre secret et lumineux du monde.
Texte écrit par Marie-robin & Lisbeth Dorr.
En partenariat avec la Galerie marie-robin.
Peintures : Dominique Chapuis, Emmanuel Segaut, Manfred Makra, Ioannis Lassithiotakis, Astrid Schröder
Sculptures : Daniel de Spirt, Hans Schüle





A partir du 3 octobre, l’exposition se visitera de manière libre du mardi au dimanche de 13h30 à 18h30. Des visites guidées seront organisées un dimanche sur deux à 16h, sur réservation. Pour organiser une visite de groupe (plus de 8 personnes), merci de nous contacter par email sur contact@bonisson.com.
Dominique Chapuis
Artiste française née en 1952 à Chalon-sur-Saône, Dominique Chapuis vit et travaille entre Francfort-sur-le-Main et Berlin. Depuis plusieurs décennies, elle développe une recherche plastique exigeante autour de la structure, de la forme et de la perception de l’espace. Son œuvre s’inscrit dans le courant de l’abstraction géométrique, de l’art concret et du minimalisme contemporain. À travers une pratique fondée sur la rigueur et l’économie des moyens, elle explore la répétition, la superposition et l’agencement de lignes, de bandes et de surfaces colorées. Papier japonais, papier transparent, cire, acrylique, pastel, crayon, bois ou toile composent un vocabulaire de matières où transparence, profondeur, relief et lumière dialoguent dans des compositions d’une grande précision.
Daniel de Spirt
Né en 1947, Daniel de Spirt est un artiste français, architecte de formation et plasticien. Il vit et travaille à Paris. Son œuvre explore les frontières entre sculpture, peinture, architecture et espace construit. À travers une démarche fondée sur la déconstruction et la reconstruction des langages plastiques, il développe une réflexion exigeante sur la forme, la perception et le mouvement. Il conçoit la sculpture comme une écriture tridimensionnelle ouverte sur son environnement. Son travail repose sur un équilibre entre rigueur et intuition, stabilité et mouvement, faisant de la géométrie une expérience sensible où la forme demeure en perpétuelle évolution.
Ioannis Lassithiotakis
Né en 1956 à Héraklion, en Crète, Ioannis Lassithiotakis vit et travaille à Athènes. Figure majeure de la peinture contemporaine grecque, il développe depuis le début des années 1980 une œuvre qui conjugue rigueur formelle et profondeur sensible. Ses premières recherches s’inscrivent dans une sensibilité néo-expressionniste, mêlant peinture, collage et constructions sculpturales anthropomorphes. Il explore l’espace, le temps, la mémoire du regard et les mécanismes de la perception. La ligne, la couleur et le vide deviennent les éléments d’une méditation silencieuse. À travers une grande économie de moyens, il recherche une « universalité abstraite » capable de révéler une expérience essentielle du réel.
Manfred Makra
Né en 1956 à Graz, en Autriche, Manfred Makra développe depuis plus de quatre décennies une œuvre à la croisée de l’abstraction concrète, du minimalisme et de la pensée contemplative. Il construit un langage plastique fondé sur l’essentiel, où la réduction formelle révèle une expérience sensible de l’espace, du silence et de la lumière. La ligne, la couleur et la surface deviennent les instruments d’une méditation visuelle où chaque élément trouve sa juste place. Marquée par sa rencontre avec le peintre italien Antonio Calderara en 1982, sa recherche s’oriente vers une « poésie du peu », un vocabulaire épuré nourri par l’esthétique du zen japonais, où les formes semblent émerger du silence et y retourner. Depuis les années 1990, il développe également une réflexion sur l’*Archipittura*, fusion de la peinture et de l’architecture.
Astrid Schröder
Née en 1962 à Wilhelmshaven, en Allemagne, Astrid Schröder vit et travaille à Ratisbonne. Depuis plus de trente ans, elle développe une œuvre majeure de l’abstraction contemporaine, fondée sur l’exploration des systèmes linéaires, des séquences et des phénomènes de répétition. Sa peinture se traduit par une grande précision du geste, où la ligne devient un élément structurant de l’espace tout en conservant une dimension poétique. Peintures, dessins et œuvres sur papier se construisent à partir de réseaux de lignes qui interrogent les relations entre ordre et hasard, structure et mouvement, permanence et transformation. Ses compositions révèlent un équilibre subtil entre méthode et intuition.
Hans Schüle
Né en 1965 à Neckarsulm, en Allemagne, Hans Schüle est un sculpteur et peintre qui vit et travaille entre Berlin et Hohenfels. Son œuvre explore les relations entre géométrie, matière et espace, en conjuguant rigueur constructive et liberté organique. Travaillant principalement l’acier, il détourne ce matériau industriel pour lui conférer une étonnante légèreté. À partir de structures graphiques élémentaires, ses sculptures oscillent entre stabilité et mouvement, densité et fluidité. La dureté du métal dialogue avec des formes souples et biomorphiques, tandis que courbes organiques et lignes géométriques se rencontrent dans un équilibre subtil entre construction et imprévisibilité. Il compte parmi les figures importantes de la sculpture abstraite allemande contemporaine.
Emmanuel Segaut
Né en 1977, Emmanuel Segaut développe une œuvre photographique singulière qui explore les frontières entre abstraction, perception et expérience sensible. Il vit et travaille à Paris. « Plasticien de la lumière », il utilise la photographie non pour reproduire le réel, mais pour en révéler les potentialités invisibles. Reflets, transparences, vibrations chromatiques et jeux de lumière deviennent les éléments d’un langage plastique. La lumière structure ses compositions et ouvre un champ d’interprétation où chaque regardeur projette sa propre expérience. Il construit une photographie de contemplation, où l’abstraction approfondit notre perception du réel et invite le regard à ralentir, à accueillir la nuance et l’invisible.